dimanche 26 juin 2016

Donner du sens à la vie


Je me rappelle, il y a plusieurs années, alors que je faisais du rattrapage scolaire à un élève, lui avoir expliqué ce que signifiait l'expression "en retard" :

en : dans, à l'intérieur de, dans une situation de.

re- : indique un renforcement (intensification) du sens, peut se traduire par "vraiment".

-tard : après le moment.

Donc, retard : vraiment tard.

Donc, en retard : dans une situation de vraiment "après le moment".

Cette explication fut d'autant plus bénéfique que cette victime de la méthode semi-globale (moderne, non traditionnelle) croyait que l'expression s'écrivait ainsi : "ortard", en un seul mot.

Lorsqu'il comprit sa méprise (erreur), il fut pris d'un fou rire, signe qu'une tension émotionnelle se libérait.

Cet "ortard", sous cette forme adjectivale (adjectivum, "[mot] adjoint, ajouté"), lui avait peut-être paru dévalorisant, suggérant qu'il était attardé (souffrant d'un retard intellectuel).

Lorsqu'il y a confusion (con-fondre, "fondre avec", "mélanger") de sens, toutes sortes de connexions étranges se font dans l'esprit.

"Madame la ministre, vous êtes ortard !

– C pagrav, toulmonde a k reglé sa montre sur la miene."

Ces confusions de sens sont un facteur de stress caché. Elles affectent le caractère d'une personne, sa vie et ses actions, même si elle n'en est pas consciente.

Résolvez (dissolvez, faites disparaître) la confusion, le stress causé par cette incompréhension (in- = "non") quitte l'esprit de la personne et elle récupère sa faculté de comprendre qui est, par définition, son intelligence.

C'est pourquoi une connaissance du latin et du grec ancien, même basique, procure une intelligence linguistique. Parce que la plupart des étymologies (racines) de langue française reposent sur ces deux langues ancestrales.

Connaître le passé permet de comprendre le présent. Un amnésique ne peut être intelligent : "Qui suis-je ?" "D'où viens-je ?" "Où vais-je ?" "Dans quel état j'erre ?"

dimanche 12 juin 2016

Vider l'esprit, pas le remplir


On m'a posé la question lors d'un stage…  Le memory coaching n'est pas de la psychologie.

Il n'y a pas d'interprétation des évènements ou de leur contenu. Les souvenirs ne sont ni analysés, ni expliqués, ni évalués, ni jugés.

Au cours de mes rencontres avec divers praticiens ou coachs, j'ai remarqué que beaucoup d'entre eux se livraient à un travail d'interprétation psychologique.

Parfois, c'est fait directement, sur le mode "si vous avez cette anxiété, ces maux de tête, ce lumbago chronique ou ce manque de confiance en vous, cette difficulté, c'est probablement parce que…" Après quoi s'ensuivent toutes sortes d'explications, suggestions, interprétations, théories diverses.

D'autres fois, ce sont des questions évaluatrices qui suggèrent indirectement des interprétations. Par exemple : "Vous êtes sûre que vous aimiez vraiment cette personne ?"

vendredi 10 juin 2016

La stratégie de l'échec


Il existe un mécanisme insidieux qui, sous des apparences bénéfiques, contribue à démolir la capacité d’une personne à gérer sa vie et prendre soin d’elle-même : la stratégie de l’échec.

L’équation est celle-ci : "Plus j’échoue, plus on m’aide".


L’école de la vie

Un être vivant, humain ou animal, tend à éviter ce qui a été source de douleur physique ou morale dans le passé.

Inversement, il cherche à répéter des actions qui l’ont conduit vers le succès, lui ont apporté un plaisir physique ou moral.

C’est un comportement naturel qui fonctionne sans accroc aussi longtemps que l’esprit n’enregistre par des informations contradictoires.

Quelles informations contradictoires ?

La personne est victime d’une blessure, d’une souffrance, d’un échec, d'une maladie et on lui accorde aide, soutien, consolation.

Aussi absurde que cela puisse paraître, ces gestes compatissants vont littéralement la "coller" dans un attitude défaitiste compulsive.