mardi 16 juin 2026

La puissance de l'entraînement

 

L’avion se désintégrait à 10 000 mètres d’altitude. Sa voix à la radio donnait l’impression qu’elle commandait un déjeuner…

17 avril 2018. Le vol Southwest 1380 décolle sans encombre de l’aéroport LaGuardia de New York, à destination de Dallas. Cent quarante-neuf personnes prennent place. Les hôtesses servent des boissons. Le Boeing 737 atteint son altitude de croisière. Tout est normal.

Puis, le moteur gauche explose.

L’explosion est si violente que la commandante Tammie Jo Shults croit avoir heurté un autre avion. Des éclats de métal transpercent le fuselage comme des balles. Le hublot 14A vole instantanément en éclats. La cabine se dépressurise avec une force dévastatrice, l’air s’échappant à des centaines de kilomètres par heure.

samedi 7 février 2026

Vivre longtemps, mode d'emploi

 
La fleur de lotus, symbole de longévité

Une étude des données collectée à propos des centenaires vivant dans les “zones bleues”, à grande longévité, a donné un résultat inattendu…

Leur longévité n’est pas due à l’alimentation.

Il ne s’agit pas non plus de sport.

Ce n’est pas dû à la génétique.

Le facteur le plus important pour une longue vie ?

Un faible niveau de stress chronique.

Tout le reste est secondaire.

vendredi 4 mai 2018

Le labyrinthe aux mille mensonges


L'article Questions "Q", questions qui tuent est, si j'en crois certains avis, incomplet. C'est amusant de tenir un blog que les lecteurs commentent verbalement.

Dans ce texte, je parlais des questions mal posées, des faux problèmes, de leurs mauvaises réponses, mais je n'ai pas assez insisté sur le fait qu'on pouvait adopter de mauvaises réponses même quand on ne se posait aucune question.

Comment ça fonctionne ?

Appliqué à un problème de longue durée, émotionnel ou physique, tout point de vue erroné, toute information incorrecte, évaluation fausse de la situation, mauvaise appréciation, va générer plus de troubles émotionnels ou physiques.

La règle est la suivante :
TOUTE ÉVALUATION FAUSSE EN PRODUIRA DE NOUVELLES.
La logique est construite sur ce double modèle : "si proposition 1 est vraie, il en découle proposition 2" et/ou "si proposition 1 et proposition 2 sont vraies, alors il en découle proposition 3".

Pour cette raison, une information inexacte va se fondre à d'autres points de vue déjà acquis et engendrer de nouvelles conclusions fausses qui apporteront d'autres conclusions fausses, selon une réaction en chaîne.

Moralité : il ne faut jamais accepter une information fausse à propos de soi-même ou des sujets sensibles de sa vie.

Quoi ?! On peut même plus penser ce qu'on veut ?

On veut vraiment penser des pensées toxiques pour son moral ?

mercredi 7 mars 2018

Le monde a changé


Dans ce blog, je parle de mémoire, d'esprit, avec l'idée sous-jacente que la vie est conscience et qu'elle imprègne tout être, animal, végétal ou minéral.

Comme expliqué dans Je suis nous et je le vis très bien, ce savoir intuitif, non pas une conception intellectuelle ni une croyance, plutôt une perception de l'environnement, se retrouve chez les peuples dits "primitifs".

Le déclin de cette faculté à percevoir la vie semble indiquer que tout en évoluant sur le plan matériel, l'homme moderne s'est dégradé d'un point de vue spirituel.
"Et certaines choses qui n'auraient pas dû être oubliées furent perdues. L'histoire devint légende. La légende devint mythe."
Cette citation, en apparence romanesque, de J. R. R. Tolkien décrit bien ce phénomène que l'écriture n'empêche même pas : à mesure que le temps passe, l'humanité perd la mémoire.

On nous enseigne que nos ancêtres étaient des créatures primaires, stupides. Le cinéma et littérature les représentent souvent ainsi. Cette vision réductrice est celle de la science officielle : l'homme descend du singe.

Il y a 35 000 ans, en Europe, des chasseurs-cueilleurs peignaient des fresques fascinantes, peuplées d'animaux, de scènes de chasse. 18 000 ans plus tard, au cœur du Périgord, ils réalisèrent leurs plus fabuleux chefs-d'œuvre, à Lascaux. Diverses théories ont été avancées : magie de la chasse, totémisme, chamanisme... Aucune n'a révélé le sens des œuvres laissées par nos ancêtres.

Les chasseurs d'aujourd'hui ne font pas preuve d'une telle sensibilité artistique ni d'une telle empathie vis-à-vis de leur gibier.

mercredi 21 février 2018

Esprit, es-tu là ? Si tu n'es pas là, reviens !


L'année dernière, au cours d'un stage de formation, une praticienne a posé cette question, ô combien dérangeante : "Et qu'est-ce qu'on fait si le client dit qu'il se souvient d'un évènement d'une vie antérieure ?"

Un ange passa, les bras chargés de suaires fraîchement repassés.

Je n'ai pas conservé en mémoire tous les mots exacts, mais je me rappelle que dans un premier temps, la personne à qui était posée la question répondit que ces pseudo-souvenirs étaient une perte de temps. Et puis, comme les cours théoriques nous avaient enseigné qu'il fallait "accepter ce que le client disait", elle a adouci son propos : "Laissez-le parler, si ça lui fait plaisir, mais n'en tenez pas compte." Le tout ponctué d'une moue amusée et d'un haussement d'épaules.

Cela m'a rappelé une prof, il y a des années, qui m'avait dit, en parlant des gens que j'étais censé écouter et aider : "Mais Alan, ne vois-tu pas que c'est des conneries, ce que les coachés racontent ?"

Je la revois, avec son air hilare comme si elle m'en apprenait une bien bonne, à moi, l'élève naïf. J'entends encore son anglais, teinté d'accent suisse allemand : "It's just bullshit, what they say, it's just crap !" (C'est juste des foutaises, ce qu'ils racontent, c'est juste des conneries !)

Et pourtant, ce professeur était une personne généreuse, intelligente.

Je me souviens aussi d'un évènement qu'une amie avait vécu en psychanalyse. Elle est là, allongée sur le divan, à parler de ce qui lui tient à cœur, les paupières  closes, et elle entend un froissement suspect, alors elle ouvre les yeux… et voit son psychanalyste en train de feuilleter un magazine.

"Mais vous lisez !" s'indigne-t-elle.

"Euh, non, je vous écoute, poursuivez", fait l'autre en reposant sa lecture d'un air gêné.

dimanche 18 février 2018

Sauver l'amour


Mercredi dernier, c'était la Saint-Valentin.

En célébration de cette fête et puisque, par une coïncidence étrange, la statistique de l'article Entendons-nous bien a affiché au même moment un pic de circonstance, j'ai pensé qu'un chapitre supplémentaire sur l'art délicat de la communication pourrait s'avérer utile.

Petite mise au point. Si quelqu'un pense qu'on ne doit pas plaisanter avec l'amour, et qu'une attitude irrévérencieuse envers ce sujet aussi exaltant que douloureux est indigne d'un coach professionnel, qu'il lise d'abord La magie du rire.

Ceci est mon cadeau de Saint-Valentin (en retard), à vous, les couples amoureux, d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

J'ai dit "couples". Donc, d’ores et déjà, oubliez les conseils kamikazes comme : "Pour sauver ou dynamiser votre relation, allez donc voir ailleurs si vous y êtes."

D'abord parce que je vois mal comment sauver un couple en le transformant en trio. Les fusions et les acquisitions n'ont jamais été bonnes pour les petites entreprises. Ça se termine toujours par des licenciements, à commencer par ceux qui ont de l'ancienneté.

J'ai l'air de faire de l'humour noir, mais ce type de conseil destructeur est courant, donné par des "ami(e)s" ou des praticiens. Ou alors, quelqu'un a lu un article de psychologie intitulé "Comment dynamiser votre couple", alors qu'il fallait lire : "Comment dynamiter votre couple".

De plus, une fois cette fonction mathématique appliquée au premier ensemble (a + b), pour former cette nouvelle équation relationnelle (a + b) + x, si jamais le trio part en live plutôt qu'en love, pourquoi ne pas continuer le même remède (a + b + x) + y ?

Enfin, on peut tenter de sauver ou dynamiser le quatuor avec une extension de la même fonction : (a + b + x + y) + z, ce qui nous donnerait un quintette.

"Orgies ! Orgies ! Nous voulons des orgies !" Bienvenue dans l'Empire romain occidental décadent.

Ils étaient fous ces Romains, ne les prenez pas pour modèles de savoir-vivre.

De plus, la Saint-Valentin s'adresse aux romantiques, aux amoureux, les vrais.

mardi 19 décembre 2017

Questions "Q", questions qui tuent

"Ce n'est pas ce que vous ne savez pas qui vous tue. C'est ce que vous savez avec certitude et qui n'est pas vrai."
Mark Twain
La vérité est essentielle au bien-être émotionnel (bonheur) et physique (santé).

L'acceptation d'idées fausses (contrevérités), concernant soi-même ou sa vie, produit une dégradation de son moral et de sa condition physique.

Cet univers est complexe, technologique, scientifique. Chaque aspect de la vie nécessite un savoir-faire, une technique, des règles.

Exercer un sport ou un art, partir en voyage dans une contrée sauvage, gérer des relations harmonieuses avec des peuples d'une autre culture, adopter un animal et en prendre soin, parler une langue étrangère, réussir ses études pour ne pas se retrouver, toute sa vie durant, attelé à des tâches ennuyeuses, éduquer un enfant et conserver son amour même quand il est adulte, bien s'entendre avec ses collègues, savoir reconnaître et se protéger des personnes ouvertement hostiles ou faussement amicales, gérer ses affaires administratives, savoir lire, en comprenant parfaitement ce qu'on lit, bien parler ou bien écrire pour être soi-même compris, faire marcher un ordinateur correctement, entretenir un véhicule, le conduire sans accident, gérer son argent sans être dans le rouge, accomplir son travail, même le plus simple (simplicité illusoire, car la plus humble des tâches exige la maîtrise de cet art subtil, la communication), tenir un commerce ou diriger une entreprise, raisonner avec logique, bien se nourrir, connaître les substances toxiques et leurs effets à court terme et long terme, reconnaître la désinformation et la manipulation médiatique, même celles véhiculées par des sources officielles… apprendre, comprendre, appliquer ce qu'on apprend avec succès…

Certaines activités possèdent une technologie qui a fait ses preuves, enseignée par des professeurs, des coachs ou des moniteurs : discipline artistique ou sportive, informatique, conduite d'un véhicule.

D'autres sont si mal enseignées aujourd'hui que ceux qui les pratiquent correctement se raréfient, même dans les universités : lire et écrire.

Dans certains domaines, c'est le désert. Aucune technologie efficace, produisant un résultat invariable, n'existe, comme la gestion des relations humaines, l'art de communiquer, en couple ou au travail, l'éducation des enfants, la pédagogie. Guerres, conflits ethniques, divorces ou ruptures, querelles familiales, échecs scolaires, difficultés d'insertion professionnelle ou sociale. À quoi sert la sociologie si elle est incapable de résoudre ces problèmes ?

Un ami, coach en entreprise, travaille principalement sur ce qui constitue la plus grosse demande de la part des chefs d'entreprise : la gestion des conflits entre les employés.

Enfin, dans le secteur le plus urgent, la réparation des êtres humains, physique et psychique, nous sommes très loin de posséder de vraies sciences, exactes, rigoureuses, invariables aussi bien sur le plan théorique que pratique. Les "arts" connus ou reconnus, contrairement aux sciences strictes comme la physique, produisent des résultats aléatoires, avec un taux de rechutes considérable. Quand ils en produisent.

La tendance actuelle est de gérer sa vie d'après ce principe d'une simplicité séduisante : "s'éclater", "prendre du bon temps", "on n'a qu'une vie". Carpe diem, cueille le jour… avant que la nuit ne te cueille à son tour.

Ça m'évoque une publicité d'agence de voyages qui inviterait les touristes à découvrir les splendeurs de la jungle sur le mode insouciant, en bermuda et en tongs, sans préparation ni connaissance de la faune, de la flore, des tribus locales, leurs coutumes et leurs tabous, sans moustiquaire ni trousse de secours, sans provision d'eau potable ni réserve de nourriture, sans machette, sans quinine contre la malaria, sans carte ni boussole…

La promenade finira plus tôt que prévu, au pied d'un arbre, les yeux vitreux, les dents qui claquent, le visage luisant de transpiration, fièvre, venin ou gangrène.

Ce monde n'est pas une plage hawaïenne où l'on peut se prélasser en transat, bercé par le murmure des vagues, ni une prairie bucolique ou paissent de paisibles moutons sous l'œil bienveillant d'aimables bergers, au son des lyres et des flûtes.

C'est la jungle. Connaître ses périls, déjouer ses pièges, surmonter ses obstacles, progresser dans la bonne direction est vital. Si l'on veut vivre.


vendredi 3 novembre 2017

Le chat de Schrödinger est plus vivant qu'on ne le croit


Je constate depuis un moment que le texte le plus lu sur ce blog est Le huitième jour, Dieu créa la physique quantique.

Comme je viens d'écrire un nouvel article traitant de ce sujet sur mon autre blog, je vous mets le lien ici : Cantique des quantiques : un coup de pied dans les particules.

Que cette mécanique quantique, une discipline scientifique complexe, ait un tel succès, donne à réfléchir.

Nous vivons une époque étonnante où des physiciens, en creusant au cœur de la matière pour mettre à nu sa structure intime, sont tombés nez à nez avec le fantôme de l'idéalisme, ce principe philosophique qu'on peut résumer ainsi : les choses n'ont pas d'existence absolue en dehors de la conscience qui les perçoit.

La conscience de l’observateur produit la solidité.

Moins de conscience, moins de matière.

Si l'on pousse ce raisonnement : en l'absence d'une conscience observatrice, point d'objet observé. Et quand on dit "objet" observé, cela inclut l'organisme biologique de l'observateur, son corps, lequel est aussi un objet perçu par la conscience, mais plus près que le reste du décor.

Ce qui place la source de la conscience en dehors des 3 Dimensions qui nous sont familières (largeur, hauteur, profondeur).

Dit plus simplement, l'univers est observé, et la conscience observatrice est en dehors de cet univers. De fait, elle l'englobe et l'imprègne. Une réalité dont nous prenons vaguement conscience lors de rares états de grâce où nous avons la sensation de faire un avec un paysage magnifique, un lever ou coucher de soleil, contemplés dans des moments privilégiés de sérénité.

vendredi 26 mai 2017

Pleurer de joie… l'alarme à l'œil


Je me souviens d'une période de ma vie où, lorsque je regardais un film "émotionnel", j'étais ému jusqu'aux larmes.

Ça ne se fait pas, dans notre culture. Lorsqu'on occupe un corps mâle, on est supposé faire preuve d'une insensibilité socialement correcte. La femme pleure, cette tendre fragilité lui sied à ravir. L'homme, lui, est censé cantonner ses débordements émotionnels dans la bande agressive, celle du chasseur frustré dont le javelot en silex a rebondi sur l'épaisse toison du mammouth.

Qu'importe, en ce temps-là, certaines scènes ou idées particulièrement positives provoquaient chez moi cette réaction dévolue au chagrin, à la perte d'un être cher.

Cette étiquette du comportement homme/femme n'est pas vraie dans toutes les cultures. Il y a longtemps, j'avais écouté une émission de radio où un médecin expliquait pourquoi certaines statistiques montraient que les indiens Lakota était une des ethnies les moins touchées par le cancer. Il reliait cette particularité statistique au fait que dans la culture sioux, qu'on soit homme ou femme, on faisait grand étalage de ses émotions : tristesse, colère ou joie.

Ceux qui connaissent le film Danse avec les loups se souviennent peut-être de la scène finale où Cheveux-au-vent crie son amitié au lieutenant John J. Dunbar, depuis un promontoire rocheux, sa voix résonnant dans la vallée, sans la moindre retenue.

La magie du rire


Le rire est l’outil clef et l’objectif majeur du memory coaching.

Sur mon blog consacré à la littérature, Le phare du vague à l’âme, il y a une tendance à la pitrerie. Certains billets s’apparentent plus à des sketches comiques que des articles de fond. Nous ne sommes pas tous sensibles au même type d’humour, mais l’effort de faire rire ou sourire est une constante de mes activités. Au risque de ne pas paraître professionnel, puisque “pas sérieux”. Être ou paraître, telle est la question.

Mon blog d’écrivain utilise le rire pour réaliser un travail de coach, comme ce blog de coach Il était une fois… vous tend vers la littérature.

Mes romans et nouvelles, même les histoires dramatiques, reflètent ce parti pris pour le rire. La nouvelle Le chemin du retour est centrée sur ce thème.
Un rire, c’est un torrent de montagne qui rebondit sur les pierres et finit en cascade enrobée d’arc-en-ciel, c’est une musique qu’on attend, sans même le savoir, et qui nous prend par surprise quand elle résonne enfin. Un rire, ça vous nettoie un visage encore mieux que les larmes.

Et si le rire est trop grand pour votre bouche, pincée comme elle est par trop de souffrance, allez-y peu à peu, commencez par sourire…

Un sourire, c’est un croissant de lune qui force les nuages à s’écarter pour lui faire une haie d’honneur. C’est une aube qui se lève dans un regard trop sombre.
Pourtant, je me souviens d’une amie qui a pleuré en lisant ce texte. Les pleurs, tout comme le rire, peuvent être un outil pour évacuer de la souffrance et regagner de la vitalité émotionnelle, à condition qu’ils débouchent sur du rire. Dans cette optique, je termine mes séances de coaching sur un rire, un large sourire ou un regain d’émotion positive notable.

Pourquoi le rire ?

samedi 13 mai 2017

Mode : cette année, la camisole se portera bien serrée sur la tête

 

Il y a des ressemblances entre l'esprit humain et l'ordinateur. Rien d'étonnant à cela, puisque le premier a créé le second pour effectuer des opérations logiques à sa place.

Chez l'être humain, c'est l'esprit qui effectue ces calculs.

Pas le cerveau (voir Quand la mémoire prend le large).

Les voix mentales, qu'on entend à l'intérieur ou à proximité de sa tête, confèrent l'illusion que le cerveau est l'organe de la pensée. Mais ces "voix" ne sont pas un mode de pensée optimum. Elles sont différentes de l'imagination qui est "spatiale", en 3D, dans l'espace autour de la personne, et elles ne constituent pas non plus son savoir instantané.

Qu'est-ce que le "savoir instantané" ?

Dans l'idéal, quand on demande son nom à une personne, elle répond instantanément sans qu'une voix intérieure lui souffle la réponse en mode audio. Elle sait, un point c'est tout. La réponse est directe, sans vocalisation interne. Quand elle conduit un véhicule (toujours dans l'idéal), elle ne se dit pas, pour chaque action : "Là, je débraye… puis je passe la quatrième… Ah ! Tiens, il y a un stop, je vais m'arrêter…" Pour marcher, elle n'a pas besoin de vocaliser intérieurement : "Bon, je lève la jambe droite, en m'appuyant sur la gauche… bien, maintenant, je repose ce pied, et je m'apprête à lever l'autre…" Non, elle sait instantanément, et le corps agit en conséquence. Pareil pour des milliers d'activités, physiques ou intellectuelles. Même la parole : les mots et les phrases se constituent à la vitesse de l'éclair et sortent du larynx et de la bouche en faisant jouer de nombreux muscles et organes, sans qu'on ait besoin de se le dire au préalable. Le langage d'une personne lettrée assemble un vocabulaire riche, selon des règles syntaxiques complexes, avec une précision qu'aucun ordinateur ou logiciel n'a réussi à reproduire à ce jour. C'est du savoir instantané. Pas besoin de vocaliser : "Alors, je mets un sujet, le pronom je, puis le verbe voir que je conjugue au conditionnel présent… avec un adverbe, et comme complément d'objet direct, je verrais bien le mot mot."

Avant chaque action, il y a des pensées ou des intentions, mais elles sont si rapides, si fluides, constituées d'une énergie si impalpable, qu'on ne les voit pas, qu'on ne les entend pas, c'est à peine si on les perçoit. On pourrait presque croire qu'elles n'existent pas, que c'est juste le corps, la machine, le hardware [matériel], qui fait tout cela de façon automatique, sans aucune pensée ni intention en arrière-fond.

Les ondes wi-fi ou les ondes d'un téléphone portable, on ne les voit pas et on ne les entend pas non plus. Tout comme les micro-ondes d'un four, qui sont invisibles et inaudibles. Le bruit qu'on entend, ce ne sont pas les ondes, c'est celui de la machine qui les émet. Pourtant ces énergies existent, et à l'heure où vous lisez ceci, elles dirigent le monde.

Lorsqu'il y a des vocalisations intérieures, c'est que l'esprit de la personne est parasité par des mémoires étrangères à sa personnalité fondamentale (voir Je suis nous et je le vis très bien).

Beaucoup de gens ont ces voix intérieures à des degrés divers. Mais leur trop grande influence révèle une condition psychique "morcelée", accompagnée de ces symptômes fréquents : ruminations, débats intérieurs, difficultés à être "soi-même", problèmes d'intégrité, difficulté de "savoir ce qu'on veut", inquiétude, nervosité.

Rien ne réveille davantage ces voix que de fonctionner sur la base d'informations fausses.

samedi 1 avril 2017

Les robots empotés vous saluent bien bas


Un exposé TED (Technology Entertainement [Divertissement] Design [Conception]) est une vidéo créée à partir d'une présentation ayant eu lieu à la conférence TED ou l'une de ses nombreuses manifestations autour du monde.

Les exposés TED doivent avoir une longueur maximum de 18 minutes, mais peuvent porter sur n'importe quel sujet.

Voici les critères de sélection, donnés sur le site Web TEDx : "TED recherche des orateurs captivants, charismatiques, dont l'exposé présente de nouvelles idées qui sont étayées par des preuves concrètes et susceptibles d'intéresser un large public à l'échelle mondiale."

Rupert Sheldrake est un scientifique anglais, né le 18 juin 1942, ancien biochimiste, titulaire d'un doctorat (1967) en biochimie de l'université de Cambridge. Il est l'auteur de 80 articles et 10 ouvrages scientifiques. Ancien chercheur et membre de la Royal Society, il a étudié les sciences naturelles à l'université de Cambridge où il obtint une bourse pour le prestigieux Clare College et se vit attribuer deux fois les honneurs du niveau "première classe". Il y remporta aussi le prix de botanique. Par la suite, il étudia la philosophie et l'histoire des sciences à l'université de Harvard où il fut sélectionné comme membre de la fraternité Franck Knox, club élitiste où l'on n'entre qu'au prix d'une compétition sévère exigeant ces qualités : "… talent de leader, force de caractère, esprit affûté, jugement équilibré et dévotion envers les idéaux démocratiques."

Dans une conférence donnée sur le canal YouTube de TEDx, Rupert Sheldrake remit en question des principes scientifiques tenus pour acquis, leur reprochant d'être des dogmes et non des faits scientifiques prouvés.

Mal lui en prit. TEDx censura sa vidéo.

mardi 28 mars 2017

Le huitième jour, Dieu créa la physique quantique

Image du cosmos contenu dans la conscience

Car le Créateur s'était ennuyé tout le dimanche et il avait envie de jouer aux dés.

Petit clin d'œil à l'échange de propos qui eut lieu entre Albert Einstein et le physcien Niels Bohr, à propos de la physique quantique :

"Dieu ne joue pas aux dès !" s'exclama le premier.

"Qui êtes-vous, Einstein ? pour dire à Dieu ce qu'il doit faire", lui rétorqua Niels Bohr.

Après avoir lu Le Dictionnaire de l'impossible, j'ai aussitôt enchaîné avec Le Nouveau Dictionnaire de l'Impossible, de Didier Van Cauwelaert, où l'auteur fait souvent référence à la physique quantique.

Comme par hasard, et c'est ce qu'on appelle une synchronicité, en allant au Salon Zen 2015, j'ai pu voir que de nombreux praticiens, philosophes, thérapeutes, psychologues, etc. qui se réclamaient de cette même physique quantique.

Est-ce une gimmick publicitaire, un truc bidon pour faire estampiller tout ce qui est étrange ou mystique d'un label pseudo-scientifique ? Ou bien s'agit-il d'une réalité ?

mardi 14 février 2017

Placebo, nocebo : quand la pensée soigne ou fait bobo


Un placebo, nous dit le dictionnaire, est une substance neutre dépourvue d’activité pharmacologique, utilisée dans un contexte thérapeutique. Du verbe latin placere, plaire, conjugué à la 1e personne du temps futur, mode indicatif : placebo, “je plairai”.

Un placebo, c’est un “je plairai”.

Traduction : “du vent, de la poudre de perlimpinpin, un attrape-gogos pseudomédical qui fait du bien parce qu’on croit en son pouvoir de guérison.”

Nocebo, c’est l’effet inverse. Le patient est persuadé (autosuggestion ou suggestions extérieures) que ce “médicament” ne va pas lui convenir. Si bien que son corps va somatiser des effets secondaires indésirables : nausée, migraines, fatigues, douleurs, allergies, etc. Si l’on applique la même logique grammaticale que précédemment, un nocebo est un “je nuirai”.

Cependant, placebo, nocebo ou médicament “actif”, les réactions varient d’un sujet à l’autre. J’ai mis “actif” entre guillemets puisque même les placebos et les nocebos ont une action. Et le nocebo n’est qu’un placebo sur le mode inversé.

“Docteur ! Je ne supporte pas ce médicament, il me donne des brûlures d’estomac. Des fois j’ai la nausée… et quand ça s’arrête, j’ai des maux de tête.

— Bon ! bon ! bon ! Je vais vous prescrire une autre marque. En plus, vous avez de la chance, comme c’est un générique, il coûte moins cher.

— Mais docteur, pourquoi vous m’avez pas donné le générique dès le début ?

— Parce qu’il est moins efficace… du moins sur certains patients. Mais peut-être que sur vous, ça sera différent. Je vais vous en prescrire seulement deux boîtes, à titre d’essai, et vous me direz ce que vous en pensez.

— Ce que j’en pense ?!”

dimanche 7 août 2016

Je suis nous et je le vis très bien


Dans l’article Donner du sens à la vie, j’avais parlé de ma rencontre avec des psychologues et psychiatres qui suivaient des stages de chamanisme.

Certains penseront que ces praticiens n’avaient plus toute leur tête ou qu’ils s’étaient égarés dans leur démarche professionnelle pour rajouter, en guise de corde à leur arc, du boyau de dinosaure.

Avant de porter un jugement hâtif, je vous propose d’explorer ce sujet au-delà de l’image pittoresque du chaman qui psalmodie des incantations tout en battant son tambour, dans l’atmosphère enfumée d’une hutte ou d’un tipi.

L’Encyclopedia Universalis définit ainsi l’animisme (du latin anima, âme) :
Le terme "animisme" désigne, dans son sens général, la croyance aux âmes et aux esprits. Dans son sens spécial, il se réfère à la théorie d’Edward B. Tylor (1832-1917), selon laquelle la croyance aux esprits représente la première phase de la religion. Cette théorie a rendu populaires les deux sens du terme animisme.
Esprits de l’eau, des lacs et des rivières, esprits du feu ou du vent, du ciel ou du tonnerre, esprits des forêts, montagnes ou déserts. Pour les animistes, les esprits, manifestations d’êtres défunts, humains ou animaux, peuvent agir sur le monde tangible, de manière bénéfique ou non. Si bien que dans certaines sociétés, il convient de leur vouer un culte ou de se livrer à des rites pour les apaiser ou s’attirer leurs bonnes grâces. Ainsi défini, comme croyance à l’âme et à une vie future et, corrélativement, croyance à des divinités directrices et des esprits subordonnés, l’animisme peut caractériser des sociétés extrêmement diverses, sur toute la surface du globe.

dimanche 26 juin 2016

Donner du sens à la vie


Je me rappelle, il y a plusieurs années, alors que je faisais du rattrapage scolaire à une élève, lui avoir expliqué ce que signifiait l'expression "en retard" :

en : dans, à l'intérieur de, dans une situation de.

re- : indique un renforcement (intensification) du sens, peut se traduire par "vraiment".

-tard : après le moment.

Donc, retard : vraiment tard.

Donc, en retard : dans une situation de vraiment "après le moment".

Cette explication fut d'autant plus bénéfique que cette victime de la méthode semi-globale (moderne, non traditionnelle) croyait que l'expression s'écrivait ainsi : "ortard", en un seul mot.

Lorsqu'elle comprit sa méprise (erreur), elle fut pris d'un fou rire, signe qu'une tension émotionnelle se libérait.

Cet "ortard", sous cette forme adjectivale (adjectivum, "[mot] adjoint, ajouté"), lui avait peut-être paru dévalorisant, suggérant qu'elle était attardée (souffrant d'un retard intellectuel).

Lorsqu'il y a confusion (con-fondre, "fondre avec", "mélanger") de sens, toutes sortes de connexions étranges se font dans l'esprit.

"Madame la ministre, vous êtes ortard !

– C pagrav, toulmonde a k reglé sa montre sur la miene."

Ces confusions de sens sont un facteur de stress caché. Elles affectent le caractère d'une personne, sa vie et ses actions, même si elle n'en est pas consciente.

Résolvez (dissolvez, faites disparaître) la confusion, le stress causé par cette incompréhension (in- = "non") quitte l'esprit de la personne et elle récupère sa faculté de comprendre qui est, par définition, son intelligence.

C'est pourquoi une connaissance du latin et du grec ancien, même basique, procure une intelligence linguistique. Parce que la plupart des étymologies (racines) de langue française reposent sur ces deux langues ancestrales.

Connaître le passé permet de comprendre le présent. Un amnésique ne peut être intelligent : "Qui suis-je ?" "D'où viens-je ?" "Où vais-je ?" "Dans quel état j'erre ?"

dimanche 12 juin 2016

Vider l'esprit, pas le remplir


On m'a posé la question lors d'un stage…  Le memory coaching n'est pas de la psychologie.

Il n'y a pas d'interprétation des évènements ou de leur contenu. Les souvenirs ne sont ni analysés, ni expliqués, ni évalués, ni jugés.

Au cours de mes rencontres avec divers praticiens ou coachs, j'ai remarqué que beaucoup d'entre eux se livraient à un travail d'interprétation psychologique.

Parfois, c'est fait directement, sur le mode "si vous avez cette anxiété, ces maux de tête, ce lumbago chronique ou ce manque de confiance en vous, cette difficulté, c'est probablement parce que…" Après quoi s'ensuivent toutes sortes d'explications, suggestions, interprétations, théories diverses.

D'autres fois, ce sont des questions évaluatrices qui suggèrent indirectement des interprétations. Par exemple : "Vous êtes sûre que vous aimiez vraiment cette personne ?"

vendredi 10 juin 2016

La stratégie de l'échec


Il existe un mécanisme insidieux qui, sous des apparences bénéfiques, contribue à démolir la capacité d’une personne à gérer sa vie et prendre soin d’elle-même : la stratégie de l’échec.

L’équation est celle-ci : "Plus j’échoue, plus on m’aide".


L’école de la vie

Un être vivant, humain ou animal, tend à éviter ce qui a été source de douleur physique ou morale dans le passé.

Inversement, il cherche à répéter des actions qui l’ont conduit vers le succès, lui ont apporté un plaisir physique ou moral.

C’est un comportement naturel qui fonctionne sans accroc aussi longtemps que l’esprit n’enregistre pas des informations contradictoires.

Quelles informations contradictoires ?

La personne est victime d’une blessure, d’une souffrance, d’un échec, d'une maladie et on lui accorde aide, soutien, consolation.

Aussi absurde que cela puisse paraître, ces gestes compatissants vont littéralement la "coller" dans une attitude défaitiste compulsive.

jeudi 26 mai 2016

Retour vers le présent


Le mot anglais stress se traduit en français par “tension nerveuse” (Dictionnaire Grand Robert & Collins).

Le Petit Robert donne comme synonyme de “tension nerveuse”  : énervement.

Sur de nombreux sites médicaux ou paramédicaux, on peut lire que la tension nerveuse est causée par le stress, ce qui revient à dire que la tension nerveuse est provoquée par la tension nerveuse ou que le stress vient du stress.

Bien qu’il commande aux muscles, un nerf n’est pas un muscle. L’idée d’un nerf “tendu” est une image associée à la tension (contraction, perte d’élasticité ou souplesse) musculaire qui accompagne souvent la “tension” nerveuse ou psychologique, mais pas obligatoirement. Si bien que l’expression “tension nerveuse”, tout comme le mot “stress”, prête à confusion.

Cette confusion entre tension nerveuse et musculaire est reprise dans des expressions qui sont à prendre au sens figuré (imagé) : “les nerfs en pelote”, “les nerfs en boule”.

D’autres expressions, comme “les nerfs à vif” ou “les nerfs à fleur de peau”, sont plus exactes, car elle expriment une idée, non pas de contraction des tissus, mais d’hypersensibilité.

samedi 23 avril 2016

L'individu divisé


Le mot “individu” vient du latin individuum qui signifie “corps indivisible”.

En ce qui concerne l’être humain, cette appellation est trompeuse, car il se divise en deux éléments distincts :

1 le corps ;

2. l’esprit.

Les sciences courantes ont acquis une connaissance du corps qui permet d’en réparer certaines parties avec plus ou moins de succès, suivant le type de “panne” et divers facteurs aléatoires que les médecins sont souvent incapables d’expliquer ou de contrôler. Certains vous diront, devant un mal sur lequel leur dernière prescription a été sans effet, quelque chose comme : “Seriez-vous stressé(e) en ce moment ?” “Y a-t-il une situation qui vous perturbe ?”

Les scientifiques sont de bons mécaniciens pour tout ce qui touche à la matière inerte, mais quand elle s’anime d’un souffle de vie, ils perdent pied. Et seuls les thérapeutes honnêtes ont assez d’humilité pour le reconnaître.

Dès lors qu’il est question de conscience ou d’énergie vitale, on est dans le flou.

La psychologie, de ses racines grecques psukhê, “l’âme sensitive”, et logos, “parole” ou “discours”, donc étude de l’âme, est en porte-à-faux avec sa propre appellation, puisqu’elle nie le concept d’esprit en tant que phénomène de conscience “immatériel”.

Quel sens peut-on donner à ce mot, “immatériel”, qui ne soit pas en contradiction avec la logique ?

Est-il possible d’adhérer à une vision spirituelle qui soit aussi rationnelle ?