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vendredi 4 mai 2018

Le labyrinthe aux mille mensonges


L'article Questions "Q", questions qui tuent est, si j'en crois certains avis, incomplet. C'est amusant de tenir un blog que les lecteurs commentent verbalement.

Dans ce texte, je parlais des questions mal posées, des faux problèmes, de leurs mauvaises réponses, mais je n'ai pas assez insisté sur le fait qu'on pouvait adopter de mauvaises réponses même quand on ne se posait aucune question.

Comment ça fonctionne ?

Appliqué à un problème de longue durée, émotionnel ou physique, tout point de vue erroné, toute information incorrecte, évaluation fausse de la situation, mauvaise appréciation, va générer plus de troubles émotionnels ou physiques.

La règle est la suivante :
TOUTE ÉVALUATION FAUSSE EN PRODUIRA DE NOUVELLES.
La logique est construite sur ce double modèle : "si proposition 1 est vraie, il en découle proposition 2" et/ou "si proposition 1 et proposition 2 sont vraies, alors il en découle proposition 3".

Pour cette raison, une information inexacte va se fondre à d'autres points de vue déjà acquis et engendrer de nouvelles conclusions fausses qui apporteront d'autres conclusions fausses, selon une réaction en chaîne.

Moralité : il ne faut jamais accepter une information fausse à propos de soi-même ou des sujets sensibles de sa vie.

Quoi ?! On peut même plus penser ce qu'on veut ?

On veut vraiment penser des pensées toxiques pour son moral ?

mercredi 7 mars 2018

Le monde a changé


Dans ce blog, je parle de mémoire, d'esprit, avec l'idée sous-jacente que la vie est conscience et qu'elle imprègne tout être, animal, végétal ou minéral.

Comme expliqué dans Je suis nous et je le vis très bien, ce savoir intuitif, non pas une conception intellectuelle ni une croyance, plutôt une perception de l'environnement, se retrouve chez les peuples dits "primitifs".

Le déclin de cette faculté à percevoir la vie semble indiquer que tout en évoluant sur le plan matériel, l'homme moderne s'est dégradé d'un point de vue spirituel.
"Et certaines choses qui n'auraient pas dû être oubliées furent perdues. L'histoire devint légende. La légende devint mythe."
Cette citation, en apparence romanesque, de J. R. R. Tolkien décrit bien ce phénomène que l'écriture n'empêche même pas : à mesure que le temps passe, l'humanité perd la mémoire.

On nous enseigne que nos ancêtres étaient des créatures primaires, stupides. Le cinéma et littérature les représentent souvent ainsi. Cette vision réductrice est celle de la science officielle : l'homme descend du singe.

Il y a 35 000 ans, en Europe, des chasseurs-cueilleurs peignaient des fresques fascinantes, peuplées d'animaux, de scènes de chasse. 18 000 ans plus tard, au cœur du Périgord, ils réalisèrent leurs plus fabuleux chefs-d'œuvre, à Lascaux. Diverses théories ont été avancées : magie de la chasse, totémisme, chamanisme... Aucune n'a révélé le sens des œuvres laissées par nos ancêtres.

Les chasseurs d'aujourd'hui ne font pas preuve d'une telle sensibilité artistique ni d'une telle empathie vis-à-vis de leur gibier.

dimanche 18 février 2018

Sauver l'amour


Mercredi dernier, c'était la Saint-Valentin.

En célébration de cette fête et puisque, par une coïncidence étrange, la statistique de l'article Entendons-nous bien a affiché au même moment un pic de circonstance, j'ai pensé qu'un chapitre supplémentaire sur l'art délicat de la communication pourrait s'avérer utile.

Petite mise au point. Si quelqu'un pense qu'on ne doit pas plaisanter avec l'amour, et qu'une attitude irrévérencieuse envers ce sujet aussi exaltant que douloureux est indigne d'un coach professionnel, qu'il lise d'abord La magie du rire.

Ceci est mon cadeau de Saint-Valentin (en retard), à vous, les couples amoureux, d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

J'ai dit "couples". Donc, d’ores et déjà, oubliez les conseils kamikazes comme : "Pour sauver ou dynamiser votre relation, allez donc voir ailleurs si vous y êtes."

D'abord parce que je vois mal comment sauver un couple en le transformant en trio. Les fusions et les acquisitions n'ont jamais été bonnes pour les petites entreprises. Ça se termine toujours par des licenciements, à commencer par ceux qui ont de l'ancienneté.

J'ai l'air de faire de l'humour noir, mais ce type de conseil destructeur est courant, donné par des "ami(e)s" ou des praticiens. Ou alors, quelqu'un a lu un article de psychologie intitulé "Comment dynamiser votre couple", alors qu'il fallait lire : "Comment dynamiter votre couple".

De plus, une fois cette fonction mathématique appliquée au premier ensemble (a + b), pour former cette nouvelle équation relationnelle (a + b) + x, si jamais le trio part en live plutôt qu'en love, pourquoi ne pas continuer le même remède (a + b + x) + y ?

Enfin, on peut tenter de sauver ou dynamiser le quatuor avec une extension de la même fonction : (a + b + x + y) + z, ce qui nous donnerait un quintette.

"Orgies ! Orgies ! Nous voulons des orgies !" Bienvenue dans l'Empire romain occidental décadent.

Ils étaient fous ces Romains, ne les prenez pas pour modèles de savoir-vivre.

De plus, la Saint-Valentin s'adresse aux romantiques, aux amoureux, les vrais.

mardi 19 décembre 2017

Questions "Q", questions qui tuent

"Ce n'est pas ce que vous ne savez pas qui vous tue. C'est ce que vous savez avec certitude et qui n'est pas vrai."
Mark Twain
La vérité est essentielle au bien-être émotionnel (bonheur) et physique (santé).

L'acceptation d'idées fausses (contrevérités), concernant soi-même ou sa vie, produit une dégradation de son moral et de sa condition physique.

Cet univers est complexe, technologique, scientifique. Chaque aspect de la vie nécessite un savoir-faire, une technique, des règles.

Exercer un sport ou un art, partir en voyage dans une contrée sauvage, gérer des relations harmonieuses avec des peuples d'une autre culture, adopter un animal et en prendre soin, parler une langue étrangère, réussir ses études pour ne pas se retrouver, toute sa vie durant, attelé à des tâches ennuyeuses, éduquer un enfant et conserver son amour même quand il est adulte, bien s'entendre avec ses collègues, savoir reconnaître et se protéger des personnes ouvertement hostiles ou faussement amicales, gérer ses affaires administratives, savoir lire, en comprenant parfaitement ce qu'on lit, bien parler ou bien écrire pour être soi-même compris, faire marcher un ordinateur correctement, entretenir un véhicule, le conduire sans accident, gérer son argent sans être dans le rouge, accomplir son travail, même le plus simple (simplicité illusoire, car la plus humble des tâches exige la maîtrise de cet art subtil, la communication), tenir un commerce ou diriger une entreprise, raisonner avec logique, bien se nourrir, connaître les substances toxiques et leurs effets à court terme et long terme, reconnaître la désinformation et la manipulation médiatique, même celles véhiculées par des sources officielles… apprendre, comprendre, appliquer ce qu'on apprend avec succès…

Certaines activités possèdent une technologie qui a fait ses preuves, enseignée par des professeurs, des coachs ou des moniteurs : discipline artistique ou sportive, informatique, conduite d'un véhicule.

D'autres sont si mal enseignées aujourd'hui que ceux qui les pratiquent correctement se raréfient, même dans les universités : lire et écrire.

Dans certains domaines, c'est le désert. Aucune technologie efficace, produisant un résultat invariable, n'existe, comme la gestion des relations humaines, l'art de communiquer, en couple ou au travail, l'éducation des enfants, la pédagogie. Guerres, conflits ethniques, divorces ou ruptures, querelles familiales, échecs scolaires, difficultés d'insertion professionnelle ou sociale. À quoi sert la sociologie si elle est incapable de résoudre ces problèmes ?

Un ami, coach en entreprise, travaille principalement sur ce qui constitue la plus grosse demande de la part des chefs d'entreprise : la gestion des conflits entre les employés.

Enfin, dans le secteur le plus urgent, la réparation des êtres humains, physique et psychique, nous sommes très loin de posséder de vraies sciences, exactes, rigoureuses, invariables aussi bien sur le plan théorique que pratique. Les "arts" connus ou reconnus, contrairement aux sciences strictes comme la physique, produisent des résultats aléatoires, avec un taux de rechutes considérable. Quand ils en produisent.

La tendance actuelle est de gérer sa vie d'après ce principe d'une simplicité séduisante : "s'éclater", "prendre du bon temps", "on n'a qu'une vie". Carpe diem, cueille le jour… avant que la nuit ne te cueille à son tour.

Ça m'évoque une publicité d'agence de voyages qui inviterait les touristes à découvrir les splendeurs de la jungle sur le mode insouciant, en bermuda et en tongs, sans préparation ni connaissance de la faune, de la flore, des tribus locales, leurs coutumes et leurs tabous, sans moustiquaire ni trousse de secours, sans provision d'eau potable ni réserve de nourriture, sans machette, sans quinine contre la malaria, sans carte ni boussole…

La promenade finira plus tôt que prévu, au pied d'un arbre, les yeux vitreux, les dents qui claquent, le visage luisant de transpiration, fièvre, venin ou gangrène.

Ce monde n'est pas une plage hawaïenne où l'on peut se prélasser en transat, bercé par le murmure des vagues, ni une prairie bucolique ou paissent de paisibles moutons sous l'œil bienveillant d'aimables bergers, au son des lyres et des flûtes.

C'est la jungle. Connaître ses périls, déjouer ses pièges, surmonter ses obstacles, progresser dans la bonne direction est vital. Si l'on veut vivre.


vendredi 3 novembre 2017

Le chat de Schrödinger est plus vivant qu'on ne le croit


Je constate depuis un moment que le texte le plus lu sur ce blog est Le huitième jour, Dieu créa la physique quantique.

Comme je viens d'écrire un nouvel article traitant de ce sujet sur mon autre blog, je vous mets le lien ici : Cantique des quantiques : un coup de pied dans les particules.

Que cette mécanique quantique, une discipline scientifique complexe, ait un tel succès, donne à réfléchir.

Nous vivons une époque étonnante où des physiciens, en creusant au cœur de la matière pour mettre à nu sa structure intime, sont tombés nez à nez avec le fantôme de l'idéalisme, ce principe philosophique qu'on peut résumer ainsi : les choses n'ont pas d'existence absolue en dehors de la conscience qui les perçoit.

La conscience de l’observateur produit la solidité.

Moins de conscience, moins de matière.

Si l'on pousse ce raisonnement : en l'absence d'une conscience observatrice, point d'objet observé. Et quand on dit "objet" observé, cela inclut l'organisme biologique de l'observateur, son corps, lequel est aussi un objet perçu par la conscience, mais plus près que le reste du décor.

Ce qui place la source de la conscience en dehors des 3 Dimensions qui nous sont familières (largeur, hauteur, profondeur).

Dit plus simplement, l'univers est observé, et la conscience observatrice est en dehors de cet univers. De fait, elle l'englobe et l'imprègne. Une réalité dont nous prenons vaguement conscience lors de rares états de grâce où nous avons la sensation de faire un avec un paysage magnifique, un lever ou coucher de soleil, contemplés dans des moments privilégiés de sérénité.

vendredi 26 mai 2017

Pleurer de joie… l'alarme à l'œil


Je me souviens d'une période de ma vie où, lorsque je regardais un film "émotionnel", j'étais ému jusqu'aux larmes.

Ça ne se fait pas, dans notre culture. Lorsqu'on occupe un corps mâle, on est supposé faire preuve d'une insensibilité socialement correcte. La femme pleure, cette tendre fragilité lui sied à ravir. L'homme, lui, est censé cantonner ses débordements émotionnels dans la bande agressive, celle du chasseur frustré dont le javelot en silex a rebondi sur l'épaisse toison du mammouth.

Qu'importe, en ce temps-là, certaines scènes ou idées particulièrement positives provoquaient chez moi cette réaction dévolue au chagrin, à la perte d'un être cher.

Cette étiquette du comportement homme/femme n'est pas vraie dans toutes les cultures. Il y a longtemps, j'avais écouté une émission de radio où un médecin expliquait pourquoi certaines statistiques montraient que les indiens Lakota était une des ethnies les moins touchées par le cancer. Il reliait cette particularité statistique au fait que dans la culture sioux, qu'on soit homme ou femme, on faisait grand étalage de ses émotions : tristesse, colère ou joie.

Ceux qui connaissent le film Danse avec les loups se souviennent peut-être de la scène finale où Cheveux-au-vent crie son amitié au lieutenant John J. Dunbar, depuis un promontoire rocheux, sa voix résonnant dans la vallée, sans la moindre retenue.

samedi 1 avril 2017

Les robots empotés vous saluent bien bas


Un exposé TED (Technology Entertainement [Divertissement] Design [Conception]) est une vidéo créée à partir d'une présentation ayant eu lieu à la conférence TED ou l'une de ses nombreuses manifestations autour du monde.

Les exposés TED doivent avoir une longueur maximum de 18 minutes, mais peuvent porter sur n'importe quel sujet.

Voici les critères de sélection, donnés sur le site Web TEDx : "TED recherche des orateurs captivants, charismatiques, dont l'exposé présente de nouvelles idées qui sont étayées par des preuves concrètes et susceptibles d'intéresser un large public à l'échelle mondiale."

Rupert Sheldrake est un scientifique anglais, né le 18 juin 1942, ancien biochimiste, titulaire d'un doctorat (1967) en biochimie de l'université de Cambridge. Il est l'auteur de 80 articles et 10 ouvrages scientifiques. Ancien chercheur et membre de la Royal Society, il a étudié les sciences naturelles à l'université de Cambridge où il obtint une bourse pour le prestigieux Clare College et se vit attribuer deux fois les honneurs du niveau "première classe". Il y remporta aussi le prix de botanique. Par la suite, il étudia la philosophie et l'histoire des sciences à l'université de Harvard où il fut sélectionné comme membre de la fraternité Franck Knox, club élitiste où l'on n'entre qu'au prix d'une compétition sévère exigeant ces qualités : "… talent de leader, force de caractère, esprit affûté, jugement équilibré et dévotion envers les idéaux démocratiques."

Dans une conférence donnée sur le canal YouTube de TEDx, Rupert Sheldrake remit en question des principes scientifiques tenus pour acquis, leur reprochant d'être des dogmes et non des faits scientifiques prouvés.

Mal lui en prit. TEDx censura sa vidéo.

mardi 28 mars 2017

Le huitième jour, Dieu créa la physique quantique

Image du cosmos contenu dans la conscience

Car le Créateur s'était ennuyé tout le dimanche et il avait envie de jouer aux dés.

Petit clin d'œil à l'échange de propos qui eut lieu entre Albert Einstein et le physcien Niels Bohr, à propos de la physique quantique :

"Dieu ne joue pas aux dès !" s'exclama le premier.

"Qui êtes-vous, Einstein ? pour dire à Dieu ce qu'il doit faire", lui rétorqua Niels Bohr.

Après avoir lu Le Dictionnaire de l'impossible, j'ai aussitôt enchaîné avec Le Nouveau Dictionnaire de l'Impossible, de Didier Van Cauwelaert, où l'auteur fait souvent référence à la physique quantique.

Comme par hasard, et c'est ce qu'on appelle une synchronicité, en allant au Salon Zen 2015, j'ai pu voir que de nombreux praticiens, philosophes, thérapeutes, psychologues, etc. qui se réclamaient de cette même physique quantique.

Est-ce une gimmick publicitaire, un truc bidon pour faire estampiller tout ce qui est étrange ou mystique d'un label pseudo-scientifique ? Ou bien s'agit-il d'une réalité ?

mardi 14 février 2017

Placebo, nocebo : quand la pensée soigne ou fait bobo


Un placebo, nous dit le dictionnaire, est une substance neutre dépourvue d’activité pharmacologique, utilisée dans un contexte thérapeutique. Du verbe latin placere, plaire, conjugué à la 1e personne du temps futur, mode indicatif : placebo, “je plairai”.

Un placebo, c’est un “je plairai”.

Traduction : “du vent, de la poudre de perlimpinpin, un attrape-gogos pseudomédical qui fait du bien parce qu’on croit en son pouvoir de guérison.”

Nocebo, c’est l’effet inverse. Le patient est persuadé (autosuggestion ou suggestions extérieures) que ce “médicament” ne va pas lui convenir. Si bien que son corps va somatiser des effets secondaires indésirables : nausée, migraines, fatigues, douleurs, allergies, etc. Si l’on applique la même logique grammaticale que précédemment, un nocebo est un “je nuirai”.

Cependant, placebo, nocebo ou médicament “actif”, les réactions varient d’un sujet à l’autre. J’ai mis “actif” entre guillemets puisque même les placebos et les nocebos ont une action. Et le nocebo n’est qu’un placebo sur le mode inversé.

“Docteur ! Je ne supporte pas ce médicament, il me donne des brûlures d’estomac. Des fois j’ai la nausée… et quand ça s’arrête, j’ai des maux de tête.

— Bon ! bon ! bon ! Je vais vous prescrire une autre marque. En plus, vous avez de la chance, comme c’est un générique, il coûte moins cher.

— Mais docteur, pourquoi vous m’avez pas donné le générique dès le début ?

— Parce qu’il est moins efficace… du moins sur certains patients. Mais peut-être que sur vous, ça sera différent. Je vais vous en prescrire seulement deux boîtes, à titre d’essai, et vous me direz ce que vous en pensez.

— Ce que j’en pense ?!”

dimanche 7 août 2016

Je suis nous et je le vis très bien


Dans l’article Donner du sens à la vie, j’avais parlé de ma rencontre avec des psychologues et psychiatres qui suivaient des stages de chamanisme.

Certains penseront que ces praticiens n’avaient plus toute leur tête ou qu’ils s’étaient égarés dans leur démarche professionnelle pour rajouter, en guise de corde à leur arc, du boyau de dinosaure.

Avant de porter un jugement hâtif, je vous propose d’explorer ce sujet au-delà de l’image pittoresque du chaman qui psalmodie des incantations tout en battant son tambour, dans l’atmosphère enfumée d’une hutte ou d’un tipi.

L’Encyclopedia Universalis définit ainsi l’animisme (du latin anima, âme) :
Le terme "animisme" désigne, dans son sens général, la croyance aux âmes et aux esprits. Dans son sens spécial, il se réfère à la théorie d’Edward B. Tylor (1832-1917), selon laquelle la croyance aux esprits représente la première phase de la religion. Cette théorie a rendu populaires les deux sens du terme animisme.
Esprits de l’eau, des lacs et des rivières, esprits du feu ou du vent, du ciel ou du tonnerre, esprits des forêts, montagnes ou déserts. Pour les animistes, les esprits, manifestations d’êtres défunts, humains ou animaux, peuvent agir sur le monde tangible, de manière bénéfique ou non. Si bien que dans certaines sociétés, il convient de leur vouer un culte ou de se livrer à des rites pour les apaiser ou s’attirer leurs bonnes grâces. Ainsi défini, comme croyance à l’âme et à une vie future et, corrélativement, croyance à des divinités directrices et des esprits subordonnés, l’animisme peut caractériser des sociétés extrêmement diverses, sur toute la surface du globe.

dimanche 26 juin 2016

Donner du sens à la vie


Je me rappelle, il y a plusieurs années, alors que je faisais du rattrapage scolaire à une élève, lui avoir expliqué ce que signifiait l'expression "en retard" :

en : dans, à l'intérieur de, dans une situation de.

re- : indique un renforcement (intensification) du sens, peut se traduire par "vraiment".

-tard : après le moment.

Donc, retard : vraiment tard.

Donc, en retard : dans une situation de vraiment "après le moment".

Cette explication fut d'autant plus bénéfique que cette victime de la méthode semi-globale (moderne, non traditionnelle) croyait que l'expression s'écrivait ainsi : "ortard", en un seul mot.

Lorsqu'elle comprit sa méprise (erreur), elle fut pris d'un fou rire, signe qu'une tension émotionnelle se libérait.

Cet "ortard", sous cette forme adjectivale (adjectivum, "[mot] adjoint, ajouté"), lui avait peut-être paru dévalorisant, suggérant qu'elle était attardée (souffrant d'un retard intellectuel).

Lorsqu'il y a confusion (con-fondre, "fondre avec", "mélanger") de sens, toutes sortes de connexions étranges se font dans l'esprit.

"Madame la ministre, vous êtes ortard !

– C pagrav, toulmonde a k reglé sa montre sur la miene."

Ces confusions de sens sont un facteur de stress caché. Elles affectent le caractère d'une personne, sa vie et ses actions, même si elle n'en est pas consciente.

Résolvez (dissolvez, faites disparaître) la confusion, le stress causé par cette incompréhension (in- = "non") quitte l'esprit de la personne et elle récupère sa faculté de comprendre qui est, par définition, son intelligence.

C'est pourquoi une connaissance du latin et du grec ancien, même basique, procure une intelligence linguistique. Parce que la plupart des étymologies (racines) de langue française reposent sur ces deux langues ancestrales.

Connaître le passé permet de comprendre le présent. Un amnésique ne peut être intelligent : "Qui suis-je ?" "D'où viens-je ?" "Où vais-je ?" "Dans quel état j'erre ?"

vendredi 10 juin 2016

La stratégie de l'échec


Il existe un mécanisme insidieux qui, sous des apparences bénéfiques, contribue à démolir la capacité d’une personne à gérer sa vie et prendre soin d’elle-même : la stratégie de l’échec.

L’équation est celle-ci : "Plus j’échoue, plus on m’aide".


L’école de la vie

Un être vivant, humain ou animal, tend à éviter ce qui a été source de douleur physique ou morale dans le passé.

Inversement, il cherche à répéter des actions qui l’ont conduit vers le succès, lui ont apporté un plaisir physique ou moral.

C’est un comportement naturel qui fonctionne sans accroc aussi longtemps que l’esprit n’enregistre pas des informations contradictoires.

Quelles informations contradictoires ?

La personne est victime d’une blessure, d’une souffrance, d’un échec, d'une maladie et on lui accorde aide, soutien, consolation.

Aussi absurde que cela puisse paraître, ces gestes compatissants vont littéralement la "coller" dans une attitude défaitiste compulsive.

jeudi 26 mai 2016

Retour vers le présent


Le mot anglais stress se traduit en français par “tension nerveuse” (Dictionnaire Grand Robert & Collins).

Le Petit Robert donne comme synonyme de “tension nerveuse”  : énervement.

Sur de nombreux sites médicaux ou paramédicaux, on peut lire que la tension nerveuse est causée par le stress, ce qui revient à dire que la tension nerveuse est provoquée par la tension nerveuse ou que le stress vient du stress.

Bien qu’il commande aux muscles, un nerf n’est pas un muscle. L’idée d’un nerf “tendu” est une image associée à la tension (contraction, perte d’élasticité ou souplesse) musculaire qui accompagne souvent la “tension” nerveuse ou psychologique, mais pas obligatoirement. Si bien que l’expression “tension nerveuse”, tout comme le mot “stress”, prête à confusion.

Cette confusion entre tension nerveuse et musculaire est reprise dans des expressions qui sont à prendre au sens figuré (imagé) : “les nerfs en pelote”, “les nerfs en boule”.

D’autres expressions, comme “les nerfs à vif” ou “les nerfs à fleur de peau”, sont plus exactes, car elle expriment une idée, non pas de contraction des tissus, mais d’hypersensibilité.

samedi 23 avril 2016

L'individu divisé


Le mot “individu” vient du latin individuum qui signifie “corps indivisible”.

En ce qui concerne l’être humain, cette appellation est trompeuse, car il se divise en deux éléments distincts :

1 le corps ;

2. l’esprit.

Les sciences courantes ont acquis une connaissance du corps qui permet d’en réparer certaines parties avec plus ou moins de succès, suivant le type de “panne” et divers facteurs aléatoires que les médecins sont souvent incapables d’expliquer ou de contrôler. Certains vous diront, devant un mal sur lequel leur dernière prescription a été sans effet, quelque chose comme : “Seriez-vous stressé(e) en ce moment ?” “Y a-t-il une situation qui vous perturbe ?”

Les scientifiques sont de bons mécaniciens pour tout ce qui touche à la matière inerte, mais quand elle s’anime d’un souffle de vie, ils perdent pied. Et seuls les thérapeutes honnêtes ont assez d’humilité pour le reconnaître.

Dès lors qu’il est question de conscience ou d’énergie vitale, on est dans le flou.

La psychologie, de ses racines grecques psukhê, “l’âme sensitive”, et logos, “parole” ou “discours”, donc étude de l’âme, est en porte-à-faux avec sa propre appellation, puisqu’elle nie le concept d’esprit en tant que phénomène de conscience “immatériel”.

Quel sens peut-on donner à ce mot, “immatériel”, qui ne soit pas en contradiction avec la logique ?

Est-il possible d’adhérer à une vision spirituelle qui soit aussi rationnelle ?

dimanche 27 mars 2016

Science et conscience : procédure de réconciliation


Il ne faut pas dire “vulgarisation scientifique”, ça fait vulgaire. Disons plutôt clarification scientifique.

Bien sûr, l’article de la Wikipédia anglaise sur le biocentrisme fait sérieux, avec ses termes scientifiques ronflants, mais il est aussi indigeste pour le profane.

Pour faire suite à la traduction de l’article anglais biocentric universe [univers biocentrique], voici des définitions de termes clefs plus accessibles.

Univers biocentrique : l’univers, c’est ensemble de phénomènes vus, entendus, ressentis, connus par les créatures conscientes, vivantes. Pas d’univers sans vie. Sans vie, personne ne se poserait même la question de savoir si oui non l’univers existerait, puisqu'il n'y aurait aucune créature vivante pour l'habiter et le percevoir. En fait, l’idée d’univers et le mot “univers” n’existeraient pas. Donc, tout cette histoire d’univers est centrée sur la vie : bio-centrisme. CQFD (Ce Qu'il Fallait Démontrer).

Vie : la vie est conscience, sous toutes ses formes. La conscience inclut les cinq sens corporels, vue, ouïe, toucher, goût, odorat, et ces autres perceptions que les créatures vivantes utilisent en douce sans l’approbation des autorités scientifiques : sens de l’orientation, sens du rythme ou de l’harmonie, sixième sens, encore appelé “intuition”, sens de l’observation et enfin, celui qu’on ne trouve que chez quelques rares spécimens d’homo sapiens, le bon sens.

Biologie : de bios qui veut dire vie, et logos, étude. Étude de la vie, mais si la vie est “conscience”, on s’attendrait à ce que les chercheurs fassent des découvertes sur ladite conscience et les perceptions. Eh bien, non, de ce côté-là, jusqu’à présent, c’est un zéro pointé. La chimie organique, la mécanique de la machine biologique, qui peut être observée au microscope, pas de problème. Malheureusement, la conscience, ce n’est pas ce qui est observé, mais ce qui observe, ce n’est pas ce qui peut être perçu, mais ce qui perçoit. Résultat, les neuroscientifiques sèchent misérablement sur le problème.

Espace : ce volume en trois dimensions qui s’étend à partir du centre d’observation d’une créature consciente : hauteur (de bas en haut), largeur (de gauche à droite) et profondeur (d’arrière en avant). S’il n’avait que deux dimensions, hauteur et largeur, cet univers ressemblerait à un dessin animé. Sans un observateur conscient, on ne peut pas dire qu’il y a de l’espace, car il n’y a personne pour le vérifier. Or, si nous regardons le mot science dans un dictionnaire, nous constatons que toute science digne de ce nom est fondée sur des phénomènes VÉRIFIABLES. Par conséquent, s’il n’y a personne pour vérifier une théorie, elle n’est plus, de fait, scientifique.

Temps : regardez l’écran de votre ordinateur. Il est là. Regardez à nouveau, il est encore là ? Non. C’est une autre version de l’écran précédent, avec des atomes et particules placés dans une position spatiale différente. Les atomes, constitués de particules subatomiques telles que les protons, neutrons, électrons, etc. sont en mouvement constant. Un coup ici, un coup là, selon un mouvement tellement rapide et avec des déplacements si infimes qu’on n’y voit que du feu. Et si on ne déplace pas l’écran de plusieurs centimètres, ou plusieurs mètres, on a l’impression qu’il est parfaitement immobile. C’est une illusion. En vérité, nous avons une succession d’écran différents : écran 1, composé de particules en position 1, écran 2, composé de particules en position 2, écran 3, etc. À la façon d’un film constitué d’images se succédant si rapidement qu’on ne voit pas la discontinuité des prises de vue, nous avons des écrans différents, similaires, mais pas identiques. L’écran 1 apparaît, puis disparaît, l’écran 2 apparaît, puis disparaît, l’écran 3 apparaît et ainsi de suite. Tout cela à une telle vitesse qu’on a l’impression que c’est le “même” écran qui persiste. C’est cette illusion de persistance qu’on appelle le temps. Afin de mesurer la quantité de persistance (quantité de temps), on utilise d’autres objets qui changent de position de façon régulière, horloges, montres, corps célestes, selon une progression observable et quantifiable : positions 1, 2 et 3, etc. La durée, le temps, tout comme la durée d’un film, c’est le nombre d’images, nombre de prises de vue, qui se succèdent.

Physique quantique : les Grecs appelaient la nature phusis, d’où le mot physique. La physique quantique (de quanta, infime quantité d’énergie) étudie les propriétés de la matière à l’échelle de l’infiniment petit et repose sur des principes qui révolutionnent les conceptions physiques traditionnelles. Pour une explication visuelle simple et divertissante, regardez cette vidéo.

Principe d’incertitude d’Heisenberg : Werner Heisenberg était un physicien allemand. Le principe “d’incertitude” (indétermination) affirme qu’il est impossible de déterminer avec précision la vitesse et la position des constituants infinitésimaux de la matière parce qu’ils n’ont aucune solidité ni fixité absolue.

Double fente de Young : appelée ainsi d'après le physicien Thomas Young. On fait passer des électrons (petites particules constituant l’électricité) à travers une paroi percée d’une fente verticale. À la façon de balles de tennis, ces particules atterrissent de l’autre côté de cette paroi percée en mitraillant un écran récepteur, ce qui donne des impacts selon un motif vertical, analogue à la fente. Jusque-là, tout va bien. Là où ça se complique, c’est quand on fait passer ce flux d’électrons à travers une paroi percée de deux fentes. Vous allez me dire : “Je sais, les électrons marquent l'écran récepteur de deux motifs en ligne verticale !” Eh bien, non. Ils marquent la surface réceptrice d’une série de lignes, comme si, arrivé devant les deux fentes, l’électron anticipait ce qu’il avait devant lui et se désintégrait en une vague fluide, une onde liquide, pour traverser les deux fentes et arroser l'écran récepteur d’une série multiple de motifs verticaux.

Ajustement fin de l’univers : cet univers est un puzzle aux pièces parfaitement emboîtées les unes dans les autres, avec au cœur du dessin d’ensemble, les pièces qui constituent la vie, les créatures vivantes dont la chimie organique s’emboîte parfaitement avec la chimie minérale, qui s’emboîte parfaitement avec la physique, les lois de l’électromagnétisme et de la gravitation. Imaginez un puzzle de 200 pièces. Que se passerait-il si une seule de ces pièces n’avait pas tout à fait les bonnes dimensions ? Vous voyez un peu le bazar ? Or, le point de vue “scientifique” traditionnel, c’est que toutes ces pièces sont issues d’un chaos et ont été façonnées par le hasard ou la nécessité. Jetez donc ensemble des morceaux de bois, des tubes de peinture, des crayons, des pinceaux, une scie à découper, etc. Par hasard ou nécessité, est-ce que ça peut fabriquer un puzzle aux pièces parfaitement emboîtées ? Vous pouvez rajouter un bâton de dynamite, si vous voulez, histoire d’amorcer le travail avec un big bang.

samedi 26 mars 2016

Biocentrisme

La page française de Wikipédia sur le biocentrisme est incomplète. J'ai donc traduit la page anglaise de l'article biocentric universe [univers biocentrique].


Univers biocentrique


L'univers biocentrique (du grec bios, "vie"), aussi connu sous le nom de biocentrisme, est un concept proposé en 2007 par le docteur en médecine Robert Lanza.

Qui est Robert Lanza ?

Né le 11 février 1956, cet éminent scientifique américain dirige Astellas Global Regenerative Medecine [Centre mondial Astellas de médecine régénérative] et il est le chef de département scientifique d'Ocata Therapeutics [société de biotechnologie cellulaire avancée]. Il est aussi professeur auxiliaire de l'Institut de médecine régénérative à l'Université de Wake Forest.

Selon ce chercheur, la biologie serait le pivot scientifique de notre univers et fournirait une compréhension des autres disciplines qu'elles relieraient entre elles, ce qui permettrait d'expliquer la biologie plus en profondeur. Le biocentrisme postule que la vie et la biologie sont le fondement de l'être [ce qui est], de la réalité et du cosmos. La conscience crée l'univers, pas l'inverse. Cela signifie que les théories actuelles du monde physique ne fonctionnent pas, et ne pourront jamais fonctionner, à moins qu'elles prennent en compte la vie et la conscience. Tandis que la physique est fondamentale pour étudier l'univers et la chimie essentielle à l'étude de la vie, le biocentrisme affirme que les scientifiques auront besoin de placer la biologie avant les autres sciences pour produire une théorie du tout.

dimanche 12 juillet 2015

Entendons-nous bien

Chat en colère crache du feu, de la fumée lui sort des naseaux

Pour bien s'entendre, il faut s'écouter.

Si vous voulez entamer une dispute, coupez la parole de votre interlocuteur. La plupart du temps, même si la personne qui parle n'en est pas toujours consciente, la communication est un processus qui soulage ou génère du bien-être à des degrés variables suivant les sujets exprimés.

À l'inverse, entraver ce flot libérateur provoque chez celui ou celle qui tente de dire ce qui lui tient à cœur un sentiment de frustration. Si ce phénomène se répète au fil des conversations, ce qui commencera comme un léger inconfort deviendra une insatisfaction grandissante, puis débouchera sur du ressentiment ou une franche colère.

Le problème, c'est que les protagonistes d'une dispute sont persuadés que la raison réelle du conflit repose essentiellement sur leur désaccord, la divergence de point de vue.

C'est une illusion.

vendredi 10 juillet 2015

Arrêter de fumer… les doigts dans le nez

Gandalf le magicien fume la pipe

J’ai arrêté de fumer du jour au lendemain… Sans effort excessif, sans "volonté", sans méthode tirée d’un livre ni conseils glanés sur le web, sans tambour ni trompette, juste comme ça, simplement.

C’était facile. Je ne me suis pas débattu dans les affres de la frustration ou du "manque". C’était il y a plus de sept ans.

J’aimais bien fumer. Je ne faisais pas partie de ces fumeurs honteux, vous savez : "j’ai essayé d’arrêter plusieurs fois, mais à chaque coup je recommence, c’est plus fort que moi", ou bien "j’aimerais bien arrêter, mais j’ai pas le courage", "Oui, je sais, c’est mauvais pour la santé, mais qu’est-ce que tu veux…" avec une petite mine contrite en prime. Non, non. Moi, je trouvais ça super, de fumer. Très agréable, ce geste convivial d’allumer une clope en fin de repas, de s’en rouler une tout en discutant avec des amis, en buvant un thé ou un café.

Sentir ce petit cylindre entre ses doigts, l’odeur de la fumée, inspirer cette caresse nuageuse dans les poumons, la recracher peu à peu, s’entourer d’un nuage de brume qui adoucit les contours de l’existence. Les sensations !

Si l’on y regarde bien, on se rend compte que la majorité des plaisirs quotidiens contiennent cet ingrédient ô combien essentiel : la sensation. Que ce soit manger, regarder un film, aller en vacances pour sentir la fraîcheur de l’eau sur son corps, le sable chaud sous ses pieds, la brûlure des coups de soleil… manger un hot-dog ou un hamburger avec des frites et un Coca, ou pire, un milk-shake bien gras et trop sucré… la finalité est la même : faire vibrer nos sens. Vue, ouïe, toucher, odorat, goût et bien d’autres… Faire du saut à l’élastique ou se rouler en boule sous la couette par un soir d’hiver dans une maison glaciale. Aller en boîte ou à un concert, mitraillé par les éclairages, entre plaisir et stress. Se prendre un plat sur le bitume lors d’une chute en rollers, jouer sur sa console vidéo jusqu’à ce que ses pouces, sa tête et ses yeux endoloris déclarent forfait… courir trop longtemps et trop fort, et rentrer chez soi, épuisé, en nage, avec des ampoules aux pieds, puis savourer les courbatures le reste de la semaine… regarder un tableau de peinture et rester fasciné devant sa laideur, lire un mauvais livre jusqu’au bout parce que, quand même, on aimerait bien voir comment ça finit… Regarder un enfant courir, un couple s’embrasser, un oiseau s’envoler… faire du shopping, ou simplement des courses dans un supermarché, voir, toucher, sentir, palper tous ces aliments, ces objets, utiles ou inutiles… remplir un caddy bien au-delà de ses besoins, par fringale, par manque, par cet appétit que la publicité nous stimule sans cesse… Écouter le bruit d’une machine qui tourne ou le scanner d’une photocopieuse, en sentant l’odeur étrange de l’encre surchauffée. S’étonner de la sonnerie originale d’un portable… Écrire…

Les sensations, c’est la carotte qui nous fait avancer, le su-sucre qui nous fait saliver, le cadeau de la pochette-surprise qu’on ouvre à chaque instant, le bonus permanent de ce magnifique jeu audio-vidéo-sensatio qu’est la vie.